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DE CAPDENAC À ARVANT • VIC-SUR-CÈRE > THIÉZAC

DE CAPDENAC À ARVANT • DESCRIPTION

 
X 2800 • CLERMONT-FERRAND > TOULOUSE-MATABIAU
04/05/1977 • VIC-SUR-CÈRE (15) • 44° 59' 19.7" N , 02° 38' 41.6" E

Jour de l’an dans la neige...

“ Le 1er janvier 1929, vers 21 h. 45, le train de marchandises régulier 5734, composé de 21 wagons, 349 tonnes, tiré en tête par une machine-tender « Mikado », de la série 5300 et poussé en queue par une machine semblable, gravissait péniblement la rampe de 30 m/m par mètre qui conduit de Vic-sur-Cère au Lioran, au milieu d’une violente tempête de vent et de neige. Il se trouvait à 500 mètres environ avant d’arriver aux aiguilles de la station de Saint-Jacques, dans une tranchée située à l’altitude de 960 mètres. Tout à coup, il se trouva bloqué par la neige que le vent ne cessait d’accumuler.

Un conducteur fut dépêché pour demander du secours à la station de Saint-Jacques. Là, se trouvait un train croiseur, le 5731. Les deux machines « Mikado » qui se trouvaient en tête de ce dernier, furent aussitôt envoyées en renfort à l’endroit indiqué. Quand elles y furent rendues, les quatre locomotives s’efforcèrent de démarrer le convoi victime de la neige. Ce fut peine perdue. Bien plus, les deux machines venues de Saint-Jacques essayèrent vainement d’y retourner.

Après ces vains efforts exercés par la tête du train 5734, le chef de train essaya de se faire secourir par l’arrière, au moyen de la machine qui avait amené à la station voisine de Thiézac le chasse-neige rotatif de Murat. Elle fut plus heureuse et parvint avec l’aide de ses semblables restées sur le train 5734, à remener le train en gare de Thiézac d’où il fut envoyé en garage à Vic-sur-Cère au bas de la rampe.

Ce ne fut pas un spectacle banal que de voir trois machines arrachant à grand peine, en pleine pente de 30 m/m par mètre, un train que, sans la neige, il leur aurait fallu faire de sérieux efforts pour retenir.

À 3 h. 50 du matin, le train dépanné arriva à Vic-sur-Cère. Les opérations de sauvetage du train 5734 avaient donc duré 7 heures.

Mais les deux machines immobilisées dans la neige de la tranchée y étaient encore. Elles devaient y rester jusqu’à 14 h. 35 le lendemain.

Dans ces dures circonstances, mécaniciens, chauffeurs, conducteurs, chefs de station, facteurs et cantonniers, tous ont fait leur devoir avec le plus grand dévouement. ”

RÉFÉRENCE
  • Le P.O. Illustré • Journal bimestriel d'information destiné au personnel de la Compagnie • N°2 MARS 1929