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DE CAPDENAC À ARVANT • AURILLAC

DE CAPDENAC À ARVANT • AURILLAC

LOCOMOTIVES MIXTES SÉRIE 1566-1604 FORQUENOT
LOCOMOTIVES MIXTES SÉRIE 1566-1605 FORQUENOT DE 1875-1877
DÉPÔTS : AURILLAC, ...
SERVICE : AURILLAC-ARVANT, AURILLAC-CAPDENAC, AURILLAC-SOUILLAC, AURILLAC-EYGURANDE

LE DÉPÔT D'AURILLAC DE 1868 À 1937

    “ Le rail est arrivé à Aurillac en 1866, en provenance de Capdenac. Deux ans plus tard, la jonction avec Neussargues était réalisée, par la vallée de la Cère et le seuil du Lioran. De cette époque date l'origine du dépôt de locomotives qui a assumé par la suite, un siècle durant, la traction des trains de toute nature sur les itinéraires très accidentés du Cantal.

   Selon l'usage sur la Compagnie d'Orléans, le dépôt a été installé au plus près des installations voyageurs, facilitant les manœuvres d'entrées et de sorties Son adaptation a eu lieu en fonction du développement du trafic. En 1891, lorsque sont ouvertes les sections de ligne Saint-Denis-lès-Martel-Viescamp et Mauriac-Miécaze, donnant des liaisons directes d'Aurillac vers Brive et Montluçon par Bort-les-Orgues, il est doté d'une rotonde semi-ouverte. Peu avant 1939, une remise pour autorails est édifiée dans ses dépendances.

   Avant le premier conflit mondial, il disposait essentiellement d'engins PO, de faible puissance, tels des 030 série 1566/1605, des 130 pour express et omnibus voyageurs, des 040 série 1141/1258 pour les marchandises.

   Dès 1908, il reçoit ses premières 050 tender (5501 à 5525), machines à forte adhérence, capables d'efforts de traction importants, mais peu rapides, pour le service des deux lignes comportant des rampes de 30‰ : Aurillac-Neussargues et Bort-Neussargues, nouvellement ouverte à l'exploitation. En 1914, quelques Mikado tender (5301/5490) plus maniables et un peu plus véloces que les précédentes, lui sont allouées. Elles vont bouleverser la traction sur les lignes convergeant vers Aurillac car, plus nombreuses à partir de 1922, elles évincent alors du service de route les catégories précitées. Sur Brive-Aurillac et Capdenac-Aurillac, apparaissent également des Decapod 150 001/070 et Consolidation 140 001/167 appartenant aux dépôts d'Aurillac et de Capdenac. ”

LOCOMOTIVES MIXTES SÉRIE 1619-1663
LOCOMOTIVES MIXTES SÉRIE 1619-1663 TRANSFORMATION EN 1905-1910 DE 13 LOCOMOTIVES MIXTES DU TYPE 030 SÉRIE 1516-1565 DE 1860-1864
DÉPÔTS : AURILLAC, CAPDENAC, ...
SERVICE : AURILLAC-ARVANT, AURILLAC-CAPDENAC, SAINT-DENIS-AURILLAC, ...
“ EN 1914 CELLES DU DÉPÔT D'AURILLAC REMORQUAIENT DES TRAINS DE VOYAGEURS ET MIXTES DU POIDS MOYEN DE 174 T EN CONSOMMANT 7,5 KG AU 100 T/KM “
LOCOMOTIVES À MARCHANDISES SÉRIE 1141-1258
LOCOMOTIVES À MARCHANDISES SÉRIE 1141-1258 CONSTRUITES DE 1876 À 1887
DÉPÔTS : AURILLAC, MURAT ...
SERVICE : AURILLAC-ARVANT, MONTLUÇON-AURILLAC, ...
“ SUR LA LIGNE DU LIORAN OÙ ELLES ONT LONGTEMPS REMORQUÉ DES TRAINS DE MARCHANDISES ET MIXTES,
LEUR CHARGE MAXIMUM ÉTAIT EN RAMPE DE 30‰ DE 130 TONNES À 15-20 KM/H ”
LOCOMOTIVES-TENDERS DE ROUTE SÉRIE 5301-5490 (SNCF 141 TA)
LOCOMOTIVES-TENDERS DE ROUTE SÉRIE 5301-5490 (SNCF 141 TA) CONSTRUITES DE 1912 À 1923
DÉPÔTS : AURILLAC, MURAT, BORT,...
SERVICE : SOUILLAC-EYGURANDE-AURILLAC, BORT-NEUSSARGUES, CAPDENAC-AURILLAC ET ARVANT, NEUSSARGUES-SAINT-FLOUR (RÉSERVE)...
“ REMORQUE DES TRAINS EXPRESS PARIS-EYGURANDE-AURILLAC-VIC-SUR-CÈRE ET PARIS-EYGURANDE-BORT-NEUSSARGUES-BÉZIERS, BRIVE-AURILLAC,
RENFORT EN RAMPE SUR MURAT-VIC-SUR-CÈRE ET NEUSSARGUES-BORT ”

LE DÉPÔT D'AURILLAC DE 1938 À 1974

   “ Lors de la nationalisation, en 1938, les 141 TA (5300) sont majoritaires et tractent toutes sortes de trains. Depuis les omnibus voyageurs jusqu'aux marchandises-voyageurs, en passant par la gamme des convois de marchandises.

    Du second semestre 1938 jusqu'au mois de mai 1939, un lot de dix autorails RENAULT type ADP de 500 CV est attribué à l'établissement, ce qui entraîne une réduction de l'activité vapeur. Pour les abriter, un atelier spécialisé est construit à proximité de la rotonde. Toutefois, la pénurie de carburant condamne ces appareils à l'immobilité pendant les années de guerre.

   À la Libération, une vingtaine de 141 TA sont à l'effectif et touchent au plus loin, compte tenu de leur autonomie : Capdenac, Brive, Neussargues et Eygurande. Sur cette dernière direction, elles acheminent régulièrement l'express Paris-Mauriac-Miécaze. De plus, deux 040 F sont utilisées aux manœuvres.

   De 1946 à 1947, deux autorails RENAULT type ADX2 de 600 CV sont attribués au dépôt d'Aurillac.

   La mise en service du barrage de Bort en 1950 entraîne l'abandon de la section Eygurande-Bort et du dépôt de Bort avec transfert de 141 TA à Aurillac. Dès lors, l'express Paris-Aurillac - tracté par des 141 B de Brive - est assuré via Saint-Denis-lès-Martel.

   De 1951 à 1962, six autorails RENAULT type VH sont affectés à Aurillac pour se substituer à la traction vapeur sur les lignes Aurillac-Bort-Neussargues. L'express de Paris est assuré par des séries ex-PLM 141 E de Brive puis des 141 F de Périgueux.

   Au début des années soixante, les 040 DG (futures BB 66000) de Toulouse prennent en charge la traction de cet express. L'arrivée des A1A A1A 68000 et des BB 67000 entraîne la disparition des dernières 141 TA en 1969.

   Le service d'été 1974 voit le retrait des autorails ADP et la fin du dépôt d'Aurillac transformé en « dépôt relais ». ”

RÉFÉRENCES
  • Historique du Dépôt d'Aurillac • Bernard Collardey • La Vie du Rail n° 2096 du 28/05/1987
  • Un Siècle de Matériel et Traction sur le Réseau d'Orléans (1838-1940) • Lucien-Maurice Vilain • Tardy-Lengellé (1983)
  • Les Dépôts Autorails de la SNCF • Olivier Constant • Éditions La Vie du Rail • 2012