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MAI 2018 • LIGNES • VERS LA VICTOIRE... • MAI 1918 • LES TRAINS SANITAIRES

 

L'AMBULANCE DE LA GARE DE POITIERS (HENRI GERVEX)
L'AMBULANCE DE LA GARE DE POITIERS (1914)
HENRI GERVEX [1852-1929]
INTER ARMA CARITAS • SOCIÉTÉ DE SECOURS AUX BLESSÉS MILITAIRES
Wagon aménagé pour le transport des blessé grièvement
Arrivée de blessés anglais des champs de bataille
 

LES ÉVACUATIONS SANITAIRES PAR VOIE FERRÉE DE 1914 À 1918
d'après l'étude du commandant Capel (*)

En 1914, le principe était « d’évacuer de façon primaire, c’est-à-dire avant traitement autre qu’immédiat les malades et blessés sur des distances devant être théoriquement modérées, comme directement liées aux risques d’aggravation de l’état des militaires transportés. Les prescriptions de 1914 se résumaient ainsi : désinfecter et emballer les plaies, évacuer les blessés pour les traiter ensuite. ».

Au début des hostilités le parc comprenait :

Mis en service à partir d'octobre 1914, 55 trains sanitaires “ semi-permanents ” étaient composés de voitures à voyageurs équipées - en partie - pour recevoir des blessés couchés.

Conséquence du nombre important de blessés, la réglementation de la Direction de l'Arrière évoluait dès 1915 et deux mois avant l'Armistice la situation des trains sanitaires était la suivante:

“ TRANSPORTS SANITAIRES ”
par Marcel Peschaud,
Secrétaire général de la Compagnie du Chemin de Fer d'Orléans (**)

“ S'il faut conduire les combattants au feu et les ravitailler, il faut aussi hélas ! évacuer les blessés du front de combat. Les transports sanitaires nécessitent la formation de nombreux trains spécialement aménagés dans ce but. L'obligation d'y disposer un grand nombre de couchettes pour les grands bessés fait qu'à nombre de voitures égal, ces trains transportent naturellement beaucoup moins de personnes qu'un train de combattants.

Dès le début de la mobilisation on avait mis en service des trains sanitaires dits permanents à intercirculation, prévus dès le temps de paix. Ces trains étaient composés chacun de 23 véhicules dont 16 pour les blessés. Des trains semi-permanents et des trains improvisés très améliorés composés, les premiers de 21 véhicules et les seconds de 39, ont été mis ultérieurement en service. Peu à peu les trains improvisés furent de moins en moins employés, mais les trains de type semi-permanent le furent de plus en plus.

La circulation des trains sanitaires sur les réseaux touchant au front donne une idée exacte de l'importance de ce trafic particulier.

En 1914, le réseau du Nord (1) en voyait circuler 3.007 ; l'Est, 792. En 1915, il en circulait sur le Nord : 17.006, et 10.736 sur l''Est. Pour chacune des trois dernières années de la guerre, le nombre de trains et de voitures, a été, sur l'Est, de 8.594 en 1916, 5.412 en 1917, 7.360 en 1918. Sur le Nord, le nombre des trains sanitaires a varié entre 15.000 et 15.800. Le nombre de voitures d'un train sanitaire est d'environ 30. ”

 
Tampon “ TRAIN SANITAIRE IMPROVISÉ ”
 
 
(1)
Sur le réseau du Nord les chiffres comportent le total de la circulation soit en voitures chargées, soit à vide.
Château-Thierry
 

Lu dans “ Le Temps ” du mardi 2 juillet 1918 (***)

“ LE SEIZIÈME TRAIN SANITAIRE AMÉRICAIN ”

“ Depuis un peu plus de six mois le service de santé des États-Unis a fait construire seize trains sanitaires modèles qui circulent actuellement sur les voies ferrées françaises et qui sont destinés à l'armée américaine.

Le seizième train « khaki » vient d'être inauguré à Pantin par le colonel E. G. Bingham. Sept de ces trains sont garés aux environs de Paris, constituant un matériel de réserve disponible en cas d'urgence.

La plus grande partie des nouveaux trains sanitaires ont été construits en Angleterre. Deux cependant ont été fabriqués en France. Chaque train est composé de 10 voitures peintes en khaki, avec la croix rouge de chaque côté et les initiales U.S.

Plus de 640 blessés peuvent prendre place dans le train, dont 360 couchés.

Neuf wagons contiennent chacun 36 couchettes. Douze lits sont installés dans le wagon-pharmacie et sont destinés aux grands blessés. D'autres couchettes sont disposées dans les voitures contenant les salles d'opérations.

Chaque voiture contenant des blessés est pourvue d'un lavatory et d'une salle de bains. Le train est éclairé à l'électricité et une installation téléphonique complète met en communication toutes les voitures.

L'état-major de chaque train comprend 33 hommes, dont 3 officiers, 3 officiers non commissionnés et un pharmacien.

En partant de la locomotive, voici l'ordre dans lequel sont attachées les voitures : ambulance pour les malades atteints d'affections infectieuses et les prisonniers ; état-major ; voiture-cuisine n° 1 ; compartiments des officiers ; wagons-couchettes ; le wagon pharmacie comprenant une salle d'opérations, un dispensaire, une cabine de stérilisation ; quatre voitures-couchettes ; la cuisine n° 2 et un wagon pour le personnel du train sanitaire et les provisions. ”

MAI 1918
Tout le mois Mouvements de grèves en France dans les usines d’armements et d’équipements de guerre (presque tous les pays belligérants connaissent de telles grèves en 1918).
Jeudi 2 Les pouvoirs de Foch, général en chef des Armées alliées, sont étendus au front italien.
Samedi 4 En Ukraine, les Allemands s'emparent de toutes les administrations.
Dimanche 5 La fin de la guerre civile en Finlande.
Mardi 7
  • Traité de Bucarest entre le Royaume de Roumanie et ses vainqueurs, l'Empire allemand, l'Empire austro-hongrois, l'Empire ottoman et la Bulgarie.
  • Le Nicaragua déclare la guerre à l'Allemagne.
Samedi 11 À Paris, le ministre de la Marine, Georges Leygues, déclare que la guerre sous-marine est en déclin.
Mercredi 15 Émile-Joseph Duval est condamné à mort par le Conseil de guerre (affaire du Bonnet Rouge).
Samedi 18 M. Wilson dit : “ Les Américains sont des frères dans une juste et sainte cause ”.
Vendredi 24 Offensive allemande victorieuse sur l'Aisne.
Samedi 25 Le Costa-Rica déclare la guerre aux Empires centraux.
Dimanche 26 Renseignements par des prisonniers sur l'attaque allemande du lendemain.
Lundi 27 Attaque allemande de Reims à Vauxaillon ; elle réussit à traverser l'Aisne et atteint la Vesle à Fismes.
Mardi 28 Accentuation de l'offensive allemande.
Mercredi 29 Prise de Soissons. Avance de 55 km et 45 000 prisonniers.
Vendredi 31
  • Bataille de Cantigny, première victoire des troupes américaines au retentissement mondial.
  • Contre-offensive française avortée.
  • Amiens a reçu plus de 5 000 obus ; bombardement de Compiègne ; Armentières, Hazebrouck, Béthune sont en ruine. Le bombardement de Paris a été plus intermittent.
RÉFÉRENCES